PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté)

PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté) :

Par FRANCK MENEY, publié le mardi 15 novembre 2016 12:17 - Mis à jour le mardi 22 novembre 2016 12:32

 

 

 

Le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS)

 

Pourquoi un Plan Particulier de Mise en Sûreté ?

Les écoles et les établissements scolaires peuvent être confrontés à des accidents majeurs, qu'ils soient d'origine naturelle (tempête, inondation, submersion marine, séisme, mouvement de terrain...), technologique (nuage toxique, explosion, radioactivité...), ou à des situations d'urgence particulières (intrusion de personnes étrangères, attentats...) susceptibles de causer de graves dommages aux personnes et aux biens.

Pour que les établissements scolaires confrontés à un tel évènement soient préparés à la "gestion de crise", le ministère chargé de l'Education nationale a publié le 30 mai 2002 un BO EN Hors-Série n°3 relatif à la mise en oeuvre de "plans particuliers de mise en sûreté" face à un accident majeur.

Ce document a été mis à jour en 2015. Plusieurs circulaires viennent le compléter.

 

Quel est l'objectif d'un PPMS ?

Être prêt face à une situation de crise liée à la survenue d'un accident majeur :

  • à assurer la sécurité des élèves et des personnels, en attendant l'arrivée des secours extérieurs.
  • à appliquer les directives des autorités.

 

Pourquoi un plan "particulier" ?

Le PPMS doit être adapté aux spécificités de l'établissement scolaire.

Il prend donc en compte :

  • les risques majeurs liés à son environnement.
  • Ses composantes (effectifs, qualité du bâti,...).
  • Mais également la prise en charge particulière des élèves et personnels lors des activités "extra-muros" (installations d'EPS par exemple), durant les horaires d'internat et d'activités péri-éducatives, sans oublier celle des publics à besoins spécifiques (handicapés,...).

 

Quel est le contenu du PPMS ?

Le PPMS doit permettre de répondre à 6 questions :

1) Quand déclencher l'alerte et activer le PPMS ?

Dès l'audition du Signal National d'Alerte ou sur demande des autorités mais aussi à l'initiative du directeur ou chef d'établissement si celui-ci est le premier témoin d'un évènement de proximité pouvant avoir une incidence majeure.

 

2) Comment déclencher l'alerte ?

L'établissement doit définir son mode interne d'alerte accident majeur : le signal enjoignant la mise à l'abri doit être distinct de celui ordonnant l'évacuation donc de l'alarme incendie.

 

3) Quelles consignes appliquer dans l'immédiat ?

Outre la consigne d'écouter la radio, sont définies des consignes à appliquer tant par les personnes dites ressources que les autres membres du personnel et les élèves.

 

4) Où et comment mettre les élèves et les personnels en sûreté ?

Selon la nature de l'aléa, la configuration et l'environnement de l'établissement, un ou des lieux de mise en sûreté internes (mise à l'abri) ou externes (évacuation) doivent êtres sélectionnés, en liaison avec le propriétaire des locaux, en tenant compte d'un certain nombre de critères.

 

5) Comment gérer la communication avec l'extérieur ?

Le directeur ou le chef d'établissement, aidé des personnes ressources, assure la communication avec les autorités (mairie, préfecture, IA, rectorat), les secours, les familles et la presse (en conformité avec les instructions du préfet et des autorités hiérarchiques).

 

6) Quels documents et ressources sont indispensables lors de l'activation du plan ?

  • La liste des personnes ressources (avec remplaçants) et le détail de leurs missions lors de la gestion de crise.
  • Les plans renseignés de l'établissement, avec accès, entrées, sorties, points importants..., locaux ou lieux de regroupement choisis avec les itinéraires d'accès et d'évacuation.
  • La liste des effectifs (élèves et personnels) pour récupérer les manquants à l'appel.
  • L'annuaire téléphonique de crise.

Les mallettes PPMS (récepteurs radio avec piles, ruban adhésif,...), trousses de première urgence,... et divers documents photocopiés (tableaux d'effectifs vierges, fiches conduites à tenir en première urgence, fiches individuelles d'observation).

 

Méthodologie de mise en place d'un PPMS.

La mise en place nécessite 6 étapes intermédiaires :

1) Identifier les risques majeurs prévisibles auxquels l'établissement est exposé.

2) Constituer un groupe de personnes ressources.

3) Sélectionner les lieux de mise en sûreté adaptés.

4) Prévoir les moyens logistiques nécessaires.

5) Organiser l'information des personnels, des élèves et leurs parents.

6) Organiser un exercice de simulation pour valider le PPMS.

 

Après la validation du PPMS.

Le PPMS, plan "dynamique et évolutif", est testé au collège 3 fois par an pour un PPMS face aux risques majeurs et 3 simulations ont lieu pour le PPMS risque attentat/intrusion par an afin d'améliorer sans cesse la sécurité des élèves et des personnels de l'établissement.

Le PPMS est réactualisé pour tenir compte des évolutions des composantes de l'établissement, des risques environnants ainsi que des remarques éventuelles des secours locaux.

Le PPMS doit être annuellement soumis à la délibération du conseil d'administration pour un Etablissement Public Local d'Enseignement ou présenté au conseil d'école pour le 1er degré.

Le PPMS doit être communiqué au maire de la commune, à l'inspecteur d'académie DSDEN (qui le tient à disposition du préfet), au recteur, ainsi qu'à la collectivité territoriale de rattachement.

 

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